السبت، 13 أكتوبر 2018

Les 6 bonnes questions à se poser avant de risquer une chirurgie esthétique



Les 6 bonnes questions à se poser avant de risquer une chirurgie esthétique

8 décembre 2016
Ça y est, votre décision est prise. Vous allez prochainement contacter un chirurgien esthétique afin de gommer vos petites imperfections ou tout simplement vous faire rajeunir le visage. Soit. Ayez par contre à l’esprit que les risques de la chirurgie esthétique ne sont pas nuls, et qu’il convient de se poser les bonnes questions pour que tout se passe pour le mieux.
Les 4 interrogations de base

1. Pourquoi souhaitez-vous changer ?

Avoir recours à la chirurgie esthétique ne doit jamais être décidé à la va-vite ou sur un coup de tête, encore moins sur la pression de votre entourage ou de votre conjoint(e).
Prenez le temps de la réflexion avant de vous résoudre définitivement à opérer une transformation physique, pendant plusieurs mois et même plusieurs années.
En effet, l’un des principaux risques de la chirurgie esthétique est de ne plus pouvoir se reconnaître dans un miroir, engendrant une baisse d’estime de soi. La perte du regard des autres est également fréquente. Autant de situations auxquelles il convient d’être préparé(e) à vivre d’un point de vue psychologique, au risque de subir un mal-être profond pouvant aller jusqu’à la dépression.

2. Le résultat sera-t-il à la hauteur de vos espérances ?

La plupart des produits injectés, dont l’acide hyaluronique, ont une durée de vie limitée. Leurs effets s’estompent au bout de quelques mois. Certes, ceux d’autres protocoles de rajeunissement sont garantis dans le temps, mais pour quel résultat ? Rappelez-vous que la perfection physique reste subjective et n’existe pas !
Avant une opération de chirurgie esthétique du visage, qui n’est pas sans risquerappelons-le, on sait à quoi ou à qui l’on ressemble… mais après ? Ces dernières années, les exemples de ratés sont légion et les conséquences catastrophiques ne manquent pas pour illustrer les dangers et dérives de la pratique, chez les stars de cinéma ou télé comme chez les quidams. Les cas de cette présentatrice bosniaque ou de cet adolescent philippin vous feront peut-être réfléchir…

3. Avez-vous pensé au temps post-opératoire nécessaire au rétablissement ?

Une intervention esthétique n’est pas anodine et comporte dans la majorité des cas des suites médicales, parfois lourdes. Outre l’apparition d’hématomes et d’œdèmes douloureux, visibles seulement quelques jours, mais qui mettent plusieurs semaines à cicatriser complètement, l’éviction sociale est fréquente pour une durée qui varieselon la nature de l’opération subie (peeling laserlifting cervico-facial.)
Ceci est une considération à prendre en compte si vous avez des projets immédiats après l’opération, et surtout une activité professionnelle. Il convient de compter environ un mois de repos total pour une chirurgie lourde du visage associant deux ou plusieurs actes : liftingrhinoplastieblépharoplastie, etc. Prévoir l’intervention à un moment propice (pendant les vacances, par exemple) s’avère donc primordial. Le temps conséquent de repos afin de bien récupérer est en outre à ne pas négliger.
N’oubliez pas non plus qu’après l’opération, de nombreuses visites de contrôle et de nouvelles interventions de correction s’imposent parfois…

4. Risques de la chirurgie esthétique : quid du tourisme médical ?

Devant le risque financier de la chirurgie esthétique et son coût souvent exorbitant, la solution consiste à se tourner vers une intervention à l’étranger. Certains pays se sont spécialisés dans le tourisme médical et proposent des tarifs plus qu’attractifs au regard de ceux pratiqués dans l’HexagoneAttention cependant : vous aurez affaire à un médecin que vous n’avez jamais vu auparavant et dont vous ne connaissez pas la réputation !
En cas de souci, les problèmes vont vite s’accumuler. Une fois de retour en France, vous aurez énormément de mal à trouver un chirurgien qui accepte de gérer le suivi médical. Et en cas d’urgence, les frais d’hôpitaux vous seront facturés au taux plein(jusqu’à 1 500 euros par jour dans certains cas !), sans que vous puissiez faire jouer votre assurance ou d’autres recours. La chirurgie plastique autre que réparatrice n’est pas remboursée par la Sécurité Sociale, ni par les mutuelles complémentaires.

Les alternatives aux risques représentés par la chirurgie esthétique

5. Est-il possible d’atteindre le même résultat de façon naturelle ?

À moins de vouloir rectifier un défaut physique bien prégnant et handicapant ou d’améliorer les traces laissées par un accident, par exemple, à l’aide de la chirurgie réparatrice, la retouche faciale artificielle est dans bien des cas superflue.
Savez-vous que des techniques de massage sophistiquées aux effets naturels de lifting du visage scientifiquement validés existent depuis quelques années ? Comment ça, non ? Nous vous conseillons alors vivement de vous informer et d’oublier illico peelings et autres injections de Botox, d’acide hyaluronique.
Un peu de curiosité et un surf rapide sur le Net vous permettront de découvrir un monde encore trop méconnu mais enchanteur, duquel sont absents les risques et dangers inhérents à la pratique de la chirurgie esthétique.

6. L’hygiène de vie et le régime alimentaire sont-ils importants ?

Forcément ! Avant de songer à opter pour une opération de chirurgie esthétiquerisquée, essayez d’abord de vous (re)mettre au sport (ses effets sur la beauté et la jeunesse du visage ne sont pas une supercherie !), ou à la gymnastique faciale. Deux séances hebdomadaires sont excellentes pour la santé et pour leur pouvoir anti-âge. Autre solution : la marche quotidienne, et les escaliers plutôt que l’ascenseur !
Adopter un style de vie équilibré, notamment au niveau de l’alimentation, est aussi fortement conseillé. Le vieillissement cutané est souvent dû à la prolifération des radicaux libres, elle-même favorisée par l’accumulation d’éléments toxiques dans l’organisme. Il existe pourtant moult produits et façons de s’alimenter qui conduisent à une détoxification pure et simple, et surtout naturelle, du corps. Manger sainement(des fruits et des légumes) est beaucoup plus facile, et moins contraignant, que le recours à la chirurgie esthétique !
Voilà, en espérant vous avoir fait réfléchir sur les conséquences et les risques liés à la chirurgie esthétique. Les chiffres font état de 3 à 5% des interventions manquées, celles dont vous subirez les dégâts. Au contraire de votre chirurgien, qui aura pris le soin de vous faire signer au préalable un document nommé « Consentement éclairé mutuel ». Celui-ci stipule toutes les informations orales et écrites concernant votre opération, et lui permet de se dédouaner au cas où l’acte tournerait mal. Ce que nous ne vous souhaitons heureusement pas !

Les risques de la chirurgie esthétique en Corée


Les risques de la chirurgie esthétique en Corée illustrés par le photographe Olivier Culmann

15 septembre 2016
Le photographe français Olivier Culmann expose en ce moment à Paris une série de clichés inédits sur un thème bien particulier : le boom de la chirurgie esthétique en Corée, vu à travers une série d’autoportraits. Une approche artistique originale et un œil acéré sur l’évolution de la société dans le pays, avec en filigrane ce message inquiétant : le risque que la pratique de la chirurgie esthétique aboutisse à une population standardisée, du moins en apparence.
Les risques de la chirurgie esthétique illustrés par des autoportraits

Un recours massif à la chirurgie esthétique malgré les risques pour la santé

L’œuvre photographique d’Olivier Culmann est classée par les spécialistes du genre dans le registre de l’absurde et du dérisoire. Avec ses récents clichés regroupés sous la dénomination « Conversions », l’artiste français confirme son appétence pour le sujet, tant la pratique outrancière de la retouche artificielle en Corée interpelle par sa quête de (non) sens : malgré les risques que représente la chirurgie esthétique, pourquoi la jeunesse du pays tient-elle à tout prix à modifier son apparence ?
Car c’est un fait actuel, à l’instar de ce qui se passe en Chine, les jeunes Coréens et Coréennes (et les plus âgés également) souhaitent à tout prix transformer leur visage, le plus souvent dans le but de ressembler aux stars occidentales - notamment américaines - de la chanson ou du cinéma.
Un mouvement sociétal de fond qui a de quoi inquiéter quand on sait que, une fois l’équivalent du baccalauréat en poche, les jeunes adultes se voient récompensés de leurs efforts sous forme d’un cadeau très particuliermalgré son prix élevé : une opération de chirurgie esthétique visant à agrandir les yeuxamincir le visage ou rallonger le nez !

Métro et cliniques

À Séoul comme dans tout le pays, il faut dire que la pratique semble définitivement entrée dans les mœurs. Les couloirs du métro regorgent de publicités avec des photos d’individus avant/après intervention plastique, en guise d’exemple à suivre pour une génération manifestement en manque de repères. Sans compter certains quartiers de la capitale où l’on trouve une clinique spécialisée tous les 100 mètres…

Le projet « Conversions »

La série de photographies répertoriées sous le titre « Conversions » suit le prolongement d’un exercice débuté en 2014 avec un sujet sur un autre pays oriental, l’Inde. Ce dernier est constitué d’images dans lesquelles Olivier Culmanns’utilise comme sujet afin de reproduire sur sa personne des archétypes et des modèles fortement prégnants de la société indienne.
Pour « Conversions » et son étude de la société coréenne, l’artiste constitue lui-même toujours son propre matériau avec pour objectif d’analyser les formes de représentation de soi à travers l’objectif d’un appareil.
En se jouant continuellement des pratiques photographiques classiquesOlivier Culmann interroge notre regard face à l’image et crée un socle informationnel propice à une réflexion sociétale à plusieurs niveaux : celui de la chirurgie esthétique et de ses risques potentiels en fait partie.

L’approche stylistique d’Olivier Culmann

Une auto mise en scène

Le postulat théorique d’Olivier Culmann est intéressant dans la mesure où il repose sur le parti pris d’inverser les procédés et les habitudes observés en Corée.
Avant de se faire opérer, les gens ont l’habitude de proposer à leur chirurgien esthétique des photos de leurs modèles occidentaux, auxquels ils souhaitent ardemment s’identifier.

Le photographe français a donc soumis trois de ses portraits (un de face et deux de profil) à une clinique en lui demandant de lui fournir la simulation d’une transformation de son visage… par rapport à la morphologie de deux acteurs très en vogue du cinéma sud-coréen : Jang Dong-Gun et Hyun-Bin !
Les médecins et spécialistes coréens lui ont retourné les clichés élaborés et modifiés par leurs propres soins, sans omettre de préciser les opérations de chirurgie esthétique, non dénuées de risques, qu’il serait amené à subir s’il souhaitait ressembler à un véritable acteur coréen

Le constat d’Olivier Culmann

Les récents travaux d’Olivier Culmann s’inscrivent parfaitement dans la philosophiedéveloppée depuis le début des années 90 par le collectif « Tendance Floue. »Composé d’une quinzaine de photographes sillonnant la planète, celui-ci se veut un laboratoire d’exploration du monde afin d’ouvrir de nouvelles perspectives et modes de représentation dans le champ de la photographie contemporaine.
Les photos d’Olivier Culmann sont également riches d’enseignements en ce qui concernent les potentielles dérives et risques liés à la chirurgie esthétique en Corée, au premier rang desquels ce constat implacable de voir apparaître bientôt une société composée d’êtres factices standardisés.
Comme le souligne l’artiste lui-même (cité par Slate.fr), la perte d’identité se fait menaçante : « À un jeune âge, au moment où ces personnes sont en train de se construire, elles décident de se créer un visage et donc une identité personnelle qui, en fait, rentre dans un moule commun et très formaté. Il y a des visages récurrents que les gens veulent avoir. J’ai par exemple cru revoir une des femmes de la clinique le lendemain dans le métro, mais ce n’était pas elle. C’était simplement quelqu’un qui avait eu une opération tellement similaire que cela donnait l’effet de voir un clone. »
La série de clichés « Conversions » réalisée par Olivier Culmann intègre un triptyque (Conversions, Inversions, Intrusions) qui est exposé à la Galerie de la Cité internationale des arts, à Paris, du 30 août au 25 septembre 2016. Elle est présentée dans le cadre de l’exposition « Korea On / Off ».


La Chirurgie Esthétique En Corée Du Sud


La Chirurgie Esthétique En Corée Du Sud
Selon un vieil adage coréen, « Il n’existe pas de femmes laides, uniquement des femmes paresseuses ». Ce sont sur ces mots que débutera cet article sur le très sensible sujet de la chirurgie esthétique en Corée du Sud.
Les traditions confucianistes dans lesquelles la Corée est ancrée depuis toujours sont bel et bien contre les modifications corporelles. Au même titre que les tatouages, apporter une quelconque modification à son corps est considéré comme contre nature et donc un crime. Pourtant, depuis maintenant des années, la chirurgie esthétique s’est vue démocratisée en Corée. Alors comment expliquer un tel changement des comportements ?
Vocabulaire du jour, en coréen chirurgie esthétique se dit : 성형외과 (seong-hyeong-oegwa)
Origines
C’est dans les années 1960 que les premiers cabinets de chirurgie ont ouvert leurs portes en Corée. La chirurgie esthétique n’a donc été introduite aux coréens que récemment. Pourtant, dès lors, elle s’est répandue dans le pays et notamment dans sa capitale, à très grande vitesse. Mais ce n’est que dans les années 1970, avec l’essor économique du pays et l’influence occidentale dû à la présence américaine sur le territoire, que la chirurgie esthétique a commencé à se répandre auprès du peuple.
Des influences extérieures
En effet, la Corée du Sud et ses critères de beauté ont été fortement influencés par deux pays qui ont eu une présence marquée dans l’Histoire de la Corée du Sud.
Tout d’abord lors de l’occupation japonaise, le peuple japonais et notamment les femmes japonaises avaient leurs propres critères de beauté. Entre autres, le fait d’avoir une peau blanche telle la porcelaine. Un canon de beauté qui a été repris lors de l’occupation par les coréennes jusqu’aujourd’hui.
Mais le peuple coréen a également subi une influence occidentale, au travers des Etats-Unis. En effet, la présence américaine sur le territoire dans les années 1970 a répandu auprès des coréens de nouveaux canons de beauté tels que les grands yeux, les longs nez ou encore le fait d’avoir une grande taille.
Les opérations les plus courantes à ce jour et banalisées en Corée du Sud sont le débridage des yeux et l’affinement du menton, également appelé « V line ». Viennent ensuite comme dans la plupart des autres pays, la rhinoplastie et l’implantation mammaire.
Ces influences extérieures ont fait naître auprès des citoyens coréens un fort désir de se conformer à un idéal de beauté afin de se fondre dans la masse.

Les « idols »

Il est important de souligner que la tranche d’âge moyen des patients de chirurgie de ces dernières années s’étend de 18 à 25 ans. Ainsi ce phénomène de société touche majoritairement la jeunesse coréenne. Leurs motivations seraient nées au travers du regard que ceux-ci portent sur les « idols » coréennes. Beaucoup de ces chanteurs et acteurs arborent des visages de toute beauté, maquillés ainsi que des corps aux proportions parfaites. La popularité de ces stars a très vite fait naître un nouveau modèle de beauté auprès de cette génération, qui s’identifie à eux.
Ces célébrités assument plus ou moins leur choix d’avoir eu recours à la chirurgie, car malgré une démocratisation plutôt récente de celle-ci, elles sont nombreuses à ne pas souhaiter communiquer sur leur transformation physique. Sans doute dans un souci de conserver une certaine « magie » et une idéalisation d’eux-mêmes auprès du public. Il est alors intéressant de voir à quel point un sujet si répandu dans un pays peut être à la fois si tabou.

La beauté, un facteur d’ascension sociale

Mais ce phénomène est également dû à un autre facteur. L’un des plus importants même : il s’agit de la pression sociale qui est exercée sur les habitants sud-coréens quotidiennement en termes d’exigences physiques.
Il est en effet très difficile de trouver sa place en tant qu’individu dans une société telle que celle-ci, et cela s’applique notamment sur le plan professionnel. Dans une société ultra-compétitive comme la Corée du Sud et notamment au sein de sa capitale, Séoul qui est une ville très dense, il est très difficile de trouver un emploi malgré la validation de diplômes. Bien souvent, lorsqu’un employeur devra faire un choix entre deux candidats se battant pour un même poste, il aura tendance à choisir le plus beau des deux, cela parfois même, au détriment des compétences. Ainsi, dans une société basée sur l’esthétisme, il ne suffit plus d’avoir les compétences et les connaissances requises pour un poste, il faut être à la fois intelligent ET beau.
Il est important de souligner que même si ce phénomène sociétal touche un large panel de jeunes gens, la femme en est la principale victime. Ces diktats de la beauté et ce culte de l’apparence n’atteint pas autant l’homme, qui représente seulement 20% des patients de chirurgie esthétique.

Quelques chiffres

– Le pays du matin calme est classé troisième sur le podium du marché mondial de la chirurgie esthétique après le Brésil ou encore les Etats-Unis.
– En revanche il est le premier pays où il y a le plus d’interventions esthétiques proportionnellement au nombre d’habitants, devançant largement le Brésil ou encore la France située à la 9ème position.
– Ainsi en moyenne 1 femme vivant à Séoul sur 3 aurait déjà eu recours à une ou plusieurs interventions (chirurgicale(s) et non chirurgicale(s)).
– Près de 3 millions d’opérations sont pratiquées chaque année en Corée du Sud sur les 15 millions d’opérations effectuées chaque année dans le monde entier.

Un phénomène décomplexé

Même si le fait d’être passé à l’acte et d’avoir subi une chirurgie reste souvent secret et un sujet un peu délicat à aborder, ce secteur d’activité mise plus que jamais sur la communication afin de « convertir » un maximum de personne. En effet, alors qu’il est bien souvent difficile de se renseigner sur la chirurgie en France, par peur d’être jugé, de ne pas trouver le bon médecin ou le bon cabinet médical… en Corée du Sud, c’est l’inverse. Il est très simple de se renseigner sur le sujet tant les centres médicaux et le gouvernement mise sur ce secteur et l’enjeu économique qu’il représente pour le pays.

La chirurgie et la publicité

La plupart des habitants de la capitale n’ont d’ailleurs même pas besoin de chercher très longtemps les renseignements nécessaires. Il leur suffit de lever le nez en l’air. Car effectivement, en Corée il est plus que commun de tomber sur des affiches publicitaires dans le métro, dans les entrées de villes ou encore sur les transports publics, relatant les mérites et bienfaits de la chirurgie. De cette manière, le passage à l’acte est plus facile car la chose est désacralisée et semble à la portée de tous.
La plupart de ces affiches utilisent la méthode de l’avant-après pour convaincre les passants. Elles montrent ainsi l’évolution physique de jeunes femmes et de jeunes hommes ayant fait le choix de passer sous le bistouri. Souvent méconnaissables après l’opération, ces personnes aux visages auparavant peu harmonieux se sont transformés en poupées aux traits fins et parfaitement symétriques.
Les acteurs de ce domaine d’activité cherchent à faire de la chirurgie partie intégrante du quotidien des coréens. Ils y sont confrontés dès leur plus jeune âge et ont donc le temps de bien y réfléchir jusqu’au jour où ils seront en âge ou en possession de moyens de passer à l’acte, avec ou sans la bénédiction de leurs parents. Les jeunes coréens demandent d’ailleurs bien souvent à leurs parents de leur offrir une opération à la fin du lycée afin d’être préparés au mieux à leur entrée à l’université.

Un luxe accessible ?

Il est vrai qu’aujourd’hui, subir une chirurgie est aussi facile à mettre en place qu’un simple rendez-vous chez le dentiste. Certains dentistes proposent même après avoir déchaussé une dent de sagesse, d’affiner le menton de leur patient.
Comme dit précédemment, au même titre que d’offrir un beau bijou ou un voyage à son enfant pour le féliciter de son entrée à l’université, de nombreux parents décident de leur offrir une intervention chirurgicale.
Auparavant on pouvait penser que la chirurgie était réservée à une certaine élite, une classe sociale initialement aisée. C’est d’ailleurs à Gangnam, quartier très aisé de Séoul, que 70% des cabinets esthétiques se situent. Cependant, ce secteur est aujourd’hui ouvert à tous, proposant notamment des interventions non chirurgicales très accessibles telles que le débridage des yeux.

Les limites de ce phénomène

Dernièrement, un scandale a éclaté dans le monde entier au sujet d’un des concours de beauté nationaux : le concours des Miss. En effet, la Corée du Sud a beaucoup fait réagir lorsqu’elle a dévoilé les visages de ses participantes. Il était assez difficile de les distinguer les unes des autres, tant leur ressemblance était frappante. Avec leurs grands yeux, leurs petits visages pâles, leurs mentons pointus et leurs longs nez… toutes les candidates étaient accusées d’avoir subi les mêmes interventions, au point de se ressembler comme deux gouttes d’eau.
Nous pouvons donc nous poser la question de la place de l’individualité dans la société coréenne. Une société qui laisse si peu de place à la différence et au défaut, qu’elle engendre des personnes identiquement semblables, en perte d’identité ou tout simplement très complexées. La place de l’individu se voit dès lors effacée au détriment des canons de beauté et des exigences imposées par tout un pays.
Certains patients qui ont eu recours à la chirurgie sont d’ailleurs tant méconnaissables que leur cabinet médical a dû se charger de leur procurer de nouvelles pièces d’identité avec une nouvelle photographie post-chirurgicale afin que les patients puissent être reconnus par les autorités.
De plus, de nombreux courts métrages dénonçant ce phénomène de société ont été tourné par de brillants jeunes penseurs sud-coréens, espérant faire changer les choses et la perception de l’individu dans leur pays. Je vous conseille donc la vidéo suivante : « Human Form – Korean Body Horror Film » publié sur la plateforme YouTube par la chaîne ViddSee. Il te permettra de te rendre compte de l’ampleur et de la place qu’occupe la chirurgie esthétique en Corée du Sud.




السبت، 15 سبتمبر 2018

Après deux semaines de repli, le Cac 40 repart de l'avant


Après sa baisse de régime de la veille, la Bourse de Paris est repartie de l’avant, profitant de l’espoir d’une reprise du dialogue entre les Etats-Unis et la Chine. Le Cac 40 a gagné 0,46 % à 5.352,57 points. Les valeurs automobiles, STMicro et Casino ont connu une belle séance.
La baisse de jeudi n’était-elle qu’une simple parenthèse dans la série haussière du Cac 40 ? Les prochaines séances de Bourse nous le diront mais, ce vendredi, l’indice parisien a gagné du terrain, 0,46 %, très précisément, à 5.352,57 points. Le volume d’échanges s’est inscrit à près de 3 milliards d’euros. Sur cinq jours, le baromètre s’est adjugé 1,91 %, après deux semaines de repli. L’espoir d’une reprise du dialogue entre Washington et Pékin a rassuré les marchés financiers, même si, à ce stade, aucune date n’a été avancée pour une prochaine rencontre. Les grands noms de la finance américaine sont, eux, déjà dans l’avion ou prêts à embarquer. Direction : Pékin. A l’invitation de la Chine, les dirigeants de Blackstone, Citigroup, Goldman Sachs, JPMorgan Chase et Morgan Stanley échangeront avec des responsables chinois sur le thème des réformes économiques et financières ce dimanche. 

Par ailleurs, un projet des élus républicains amplifiant la réforme fiscale de Donald Trump a été adopté en commission à la Chambre des représentants. Il sera présenté en examen par la Chambre avant un vote prévu le 1er octobre. Autre bonne nouvelle saluée par les marchés : les indicateurs mensuels publiés ce vendredi ont confirmé la bonne santé de l’économie américaine. La production industrielle a progressé de 0,4 % en août (contre + 0,3% anticipé par le marché) et l’indice de confiance du consommateur, établi par l’Université du Michigan, a atteint un pic de six mois à 100,8 en septembre. De plus, si les ventes au détail n’ont augmenté que de 0,1% en août, la croissance du mois précédent a été révisée en légère hausse. De quoi relativiser la contraction de 0,6 % des prix à l’importation dans l’analyse que pourra faire la Fed de ces données lors de son prochain conseil, dans deux semaines.

Les Boursiers sont par ailleurs rassurés par la performance des marchés asiatiques, qui viennent d’enregistrer leur meilleure performance sur deux jours depuis janvier 2017. Le rebond de la livre turque après le net relèvement des taux de la banque centrale du pays (de 17,75 % à… 24 %) a aussi permis de calmer le jeu dans les pays émergents.

Valeo et Renault duo gagnant du Cac 40
Sur le front des valeurs, le compartiment automobile profite du relatif apaisement du climat commercial. Valeo, dont certains redoutaient qu’il ne sorte du Cac 40, signe la plus forte hausse de l’indice : + 4,62 %. Solvay, qui est finalement celui qui quittera le Cac, prend 1,99 % et Dassault Systèmes, qui remplacera le chimiste, avance de 1,70 %.

STMicroelectronics (+ 2,02 %) poursuit sa progression après un relèvement de Bank of America Merrill Lynch, passé de « sous-performance » à « neutre » sur le titre. Enfin, Casino s’adjuge 6,82 % à la suite des propos jugés rassurants de son PDG lors d’une rencontre avec les analystes de Kepler Cheuvreux écartant le scénario d’une fusion entre Casino et Rallye.

السبت، 8 سبتمبر 2018

La Bourse de Paris rechute (-4,83%), les difficultés des entreprises pèsent


La Bourse de Paris rechute (-4,83%), les difficultés des entreprises pèsent
La Bourse de Paris a clôturé en très forte baisse mardi, le CAC 40 dégringolant de 4,83% dans un faible volume de titres échangés, alors que le marché s'affolait des développements de la crise et des difficultés des entreprises.
L'indice vedette a abandonné 169,34 points à 3.336,41 points, dans un volume d'échanges modéré de 3,574 milliards d'euros, après avoir lâché brièvement plus de 5% en fin de séance. Il avait terminé lundi en hausse de 1,06%.
De leur côté, Londres a lâché 3,57% et Francfort 5,25%, tandis que Milan s'effondrait de 6,20%. L'Eurostoxx 50, quant à lui, a cédé 5,42%.
Alors que l'optimisme suscité la veille par le plan de relance chinois s'estompait largement, les places européennes n'ont pas été rassurées par la publication de l'indice ZEW: mesurant le moral des investisseurs allemand, ce dernier est nettement remonté en octobre, plus qu'attendu par les économistes.
Les marchés ont creusé leurs pertes dans le sillage de la Bourse de New York, qui a ouvert en très net repli.
Affolés par la dégradation de l'environnement économique, les investisseurs restent focalisés sur les perspectives moroses des entreprises, alors que le géant automobile américain General Motors (GM) se trouve au bord du dépôt de bilan.
"On se demande comment General Motors pourrait être sauvé. Leurs produits, de gros véhicules gourmands en carburant, ne séduisent plus les consommateurs, et apporter un soutien public à GM ne ferait que lui accorder un sursis", estime Yves Marçais, vendeur d'actions chez Global Equities.
"La crise bancaire est devenue une crise de crédit à la consommation et les entreprises vont en souffrir énormément", analyse-t-il par ailleurs.
Pour M. Marçais, la faiblesse des échanges sur le marché parisien, "naturelle" pour un jour férié, s'explique "aussi" par la prudence des investisseurs: "beaucoup sont réticents à prendre des risques avant la fin de l'année. Ceux qui ont perdu beaucoup d'argent se doivent d'être moins exposés aux marchés actions", explique-t-il.
Les valeurs automobiles, plombées par les déboires de GM, se sont nettement repliées: Peugeot a lâché 5,93% à 17,04 euros, Michelin 7,59% à 38,44 euros et Renault 4,63% à 20,60 euros.
Les valeurs financières se sont effondrées: Axa a dégringolé de 9,41% à 14,78 euros, Crédit Agricole a perdu 6,83% à 10,43 euros, Société Générale 8,31% à 42,91 euros et BNP Paribas 8,33% à 48,29 euros.
En revanche, Dexia a terminé à contre-courant du marché (+2,80% à 5,14 euros): la banque franco-belge a confirmé avoir donné mandat à un administrateur délégué pour trouver les moyens de réduire le risque lié à sa filiale américaine FSA.
France Telecom a quant à lui reculé de 3,63% à 19,24 euros, alors qu'il avait évolué dans le vert en cours de matinée, après la réussite d'un emprunt de 611,4 millions d'euros sur le marché obligataire.












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